Charles VERHASSELT (Gand 1902 – Gand 1993)

Le Christ Roi et Tête de Madone

Chêne sculpté La tête de Madone est signée sur la tranche à droite VERHASSELT

Formé à l’Académie de Bruxelles puis à l’Institut Supérieur d’Anvers chez Egide Rombaux et Josué Dupon, Verhasselt obtint de nombreuses récompenses parmi lesquelles figurent Le Prix Van Lerius en 1926, le prix de Rome en 1929 et le prix Godecharle en 1930. Il devient professeur de sculpture à l’Académie de Bruxelles entre 1947 et 1972, tout en répondant à de nombreuses commandes de l’État et de municipalités, comme pour le Palais de Justice à Louvain, ou l’Hôtel de Ville à Malines. Enfin, un ultime titre de membre de l’Académie Royale couronne sa carrière.
Notre tête de Madone est une application des recherches plastiques élaborées par le mouvement belge « Nervia », né en 1929 et qui regroupe, entre autres, les peintres Léon Eeckmann, Léon Devos et Anto Carte.
Ces artistes attachés avant tout à la représentation de la figure humaine, refusent la modernité à tout prix et, mêlant virtuosité graphique et goût prononcé pour la monumentalité, créent des œuvres au réalisme teinté de symbolisme. La coiffure de notre Vierge, son air mélancolique, ses traits longilignes au dessin particulièrement prononcé sont autant d’éléments que l’on peut rapprocher de l’univers d’Anto Carte.
Au sein de l’œuvre de Verhasselt, notre sculpture témoigne de son goût pour les sujets religieux, qui lui permettent à la fois l’étude des visages où se lit, par excellence, l’individualité d’une personne et l’expérience de la sacralité.
Daté de 1930, ce Christ Roi érigé à Reckheim présente les mêmes caractéristiques stylistiques que la tête de Madone.
Verhasselt présente Mère et Fils sculptés dans le même bois, portant la même expression apaisée : yeux en amandes, pommettes aigues et saillantes, nez rectiligne.
Cette filiation entre ces deux œuvres nous autorise à une datation identique.
Bibliographie :
-Catalogue d’exposition, Mathieu Néouze, Galerie Néouze, Décembre 2006 :BEELDHOUWKUNST IN BELGE, vanaf 1830, Deel III : R-Z,p.1737.

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